Portrait de producteur : O’Citrus

Publié le 01/04/2021
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Crédits photo : Marie Desneiges Magnan
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Une série de portraits présentée par l’Union des Producteurs agricoles [UPA] et CARIBOU

Découvrez les producteurs et productrices de l’année 2021. Les Lauriers s’entretiennent avec les cinq finalistes inspirants dans la catégorie Producteur de l’année 2021 des Lauriers de la gastronomie québécoise.

Une série de portraits présentée par l’Union des Producteurs agricoles [UPA] et CARIBOU.

Cette semaine, c’est au tour de O’Citrus de se prêter à notre questionnaire. Vyckie Valillancourt relève d’une main de maître le défi de cultiver des agrumes au Québec. Apprenez à la connaître et à connaître cette fascinante entreprise.

Pour les gens qui ne te connaissent pas, dis-nous qui est O’Citrus?

Des agrumes au Québec, quelle est l’inspiration derrière ce projet? O’Citrus est le premier producteur d’agrumes fins au Québec. Yuzus, mains de bouddha, kumquats, calamansi, combava, plusieurs variétés d’agrumes issus des quatre coins du monde qui sont produits en serre à Laval !
O’Citrus est né suite à la réalisation d’un cours en entreprenariat au HEC. Je devais simuler la création d’une entreprise fictive, et je n’avais absolument aucune idée en tête. C’est en arrosant les serres à la ferme familiale, où mon père avait quelques arbres de yuzus pour sa consommation personnelle, qu’est né l’idée de mon projet scolaire. Après 1 an à avoir monté mon plan d’affaire, et réalisée des études de marché, j’ai décidé de créer réellement O’Citrus.

Quelle personne (ou initiative) t’a inspirée pendant cette dernière année?

J’ai été très touchée par tous ceux / celles qui ont mis de côté leur ancienne vie de restauration pour aller prêter mains fortes dans d’autres domaines comme les CHSLD, les hôpitaux, et même dans les fermes !

Comment vois-tu la relance de l’industrie de la restauration au Québec?

Je pense que nous allons entrer dans une nouvelle ère de l’industrie de la restauration. Depuis un an les gens ont appris qu’il était possible de se faire de bon souper à la maison. Lorsque ça va reprendre, l’industrie va devoir créer des moments, des ambiances et des expériences, qui vont pousser les gens à se dire : ok ça je ne peux pas recréer cet environnement chez moi, go on y va.

En 2021, de quoi la production alimentaire québécoise a-t-elle le plus besoin?

Elle aura principalement besoin de support financier pour produire à l’année à des coûts raisonnables, mais aussi de solidarité de la part des acteurs de la restauration et de la population afin de choisir des aliments d’ici lors des achats. On a beau offrir des produits du Québec, si le consommateur n’est pas prêt à choisir la tomate d’ici VS celle du Mexique, on s’en va nul part !

Quels sont tes futurs projets?

La liste est pas mal longue haha. Disons que mes projets prioritaires seront la reprise de la ferme familiale et d’y intégrer des nouveautés agrotouristiques afin de rapprocher la population sur le plus beau métier du monde, l’agriculture ! Au niveau des agrumes, le prochain projet est la création de produits alcoolisés et des repas gastronomiques 100 % local dans la serre d’agrumes.

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